Pour consulter le discours des voeux du Maire de Lorient

15 janvier 2010

Cliquez sur le lien suivant :

discoursvoeux_201011

La transformation de la Gare de Lorient… un enjeu majeur pour notre territoire !

23 décembre 2009

mn_545Avec la transformation de la Gare de Lorient en « pôle d’échange multimodal », notre territoire se tourne, une fois encore, vers l’innovation , la modernité pour construire son avenir.  Car l’enjeu est stratégique : Plus que redimensionner la gare existante, nous devons poser une pièce maîtresse du projet urbain de Lorient, de l’attractivité de l’agglomération et de l’adaptation des déplacements aux exigences modernes et  durables.

Cette future configuration doit être prête dès 2014, date de la mise en service de la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Paris / Rennes, reliant Lorient à Paris en 2h40. Avec, pour nous, un double défi : renforcer l’attractivité de notre Pays de Lorient mais aussi réussir à faire face à une explosion du nombre de voyageurs TGV et TER de plus de 100% d’ici à 2020.

Cet objectif ne sera réalisable qu’avec une mobilisation de tous les acteurs ferroviaires et urbains. Aux côtés de la ville et de Cap l’Orient, sont donc réunis la SNCF, Réseau Ferré de France, l’Etat, le Conseil régional et le Conseil général. Même nombreux, nous partageons tous un objectif commun : faire évoluer la gare ferroviaire en pôle d’intermodalité et de mobilité durable. Tous déterminés à articuler, en ce lieu, tous les modes de transports, trains, transports collectifs, cars interurbains, taxis, voitures, covoiturage, vélos, chemins piétons. Mais aussi à privilégier les déplacements doux et l’accessibilité à tous, en favorisant les accès piétonniers, sécurisés  pour les personnes à mobilité réduite. Nous avons également tous à l’esprit l’exigence de réaménager le quartier de la gare, par des commerces de proximité, des équipements publics, de nouveaux services qui y trouveront toute leur place.

Pour faire de ce quartier un véritable lieu de vie et d’échanges, il est nécessaire de  lui donner une nouvelle dynamique en le reliant au cœur de notre agglomération.  Concrètement, cela implique, pour une meilleure desserte et intégration, de retourner et ouvrir la gare vers le Sud !

Dans notre logique urbaine de densité, de rénovation, la cohérence est nécessaire ; elle sera garantie par une forte vision et signature architecturale, imprimant à tout le projet une identité d’ensemble, innovante, équilibrée entre urbanisme, déplacements, activités économiques, habitats et services…

Plus qu’une gare à moderniser, c’est à un concentré de projets que nous nous attelons !

Cap l’Orient agglomération a 10 ans !

12 décembre 2009

Interview de Norbert METAIRIE pour les 10 ans de Cap l’Orient agglomération

Cap l’Orient, c’est combien de communes ?

C’est 19 communes et plus de 190 000 habitants ! Nous sommes la 3ème agglomération de Bretagne !

Quelles sont les ressources de Cap l’Orient ?

Aujourd’hui, la taxe Professionnelle est la principale ressource de Cap l’Orient. S’y ajoutent les ressources liées à certaines compétences comme le Versement Transport, la Taxe d’Enlèvement et de traitement des Ordures Ménagères….et les dotations et compensations de l’Etat.

Quelles sont les grandes opérations réalisées pendant ces 10 ans ?

Depuis 10 ans, Cap l’Orient prépare l’avenir de notre territoire et agit au quotidien au service de la population.  Je citerai notamment :

  • - La reconversion de la base des sous marins et la Cité de la Voile Eric Tabarly
  • - La mise en place de la collecte sélective (Cap l’Orient est la seule collectivité de plus de 100000 habitants à ne pas avoir choisi l’incinération)
  • - La réalisation de l’élévateur à bateau et le plan de modernisation du port de pêche, le début d’aménagement de la zone du Rohu à Lanester et la réalisation d’une plate-forme industrialo-portuaire sur la Rive gauche du Scorf
  • - La constitution d’un office de tourisme intercommunal et la création d’un syndicat mixte pour les haras d’Hennebont
  • - L’adoption du Schéma de Cohérence Territoriale auquel doivent se conformer les PLU des communes, l’adoption du Plan Local de L’Habitat
  • - La réalisation du Triskell et du Pont des Indes
  • - La réalisation de l’itinéraire piéton vélo Guidel Ploemeur
  • - La Poursuite du développement universitaire avec les bâtiments des sciences 1 et 2, la bibliothèque universitaire, le Pôle de Formations Sanitaires et Sociales, le Centre de Recherche, le lancement de l’école d’ingénieurs….

Haras d’Hennebont : la menace imminente est écartée

13 novembre 2009

Tous les haras, autrefois placés sous l’autorité du Ministère de l’agriculture, ont été intégrés dans un établissement public national dénommé « Haras Nationaux ». Menée dans le cadre de la « Révision Générale des Politiques de l’Etat » (RGPP), cette réorganisation a déjà entrainé la suppression de plus de 200 emplois en France entre 2004 et 2008.

Pour conforter l’activité des haras d’Hennebont, dont l’intérêt patrimonial est unanimement reconnu, un partenariat a été conclu  entre les haras nationaux et les collectivités locales, concrétisé en 2007 par la création d’un syndicat mixte chargé d’assurer l’entretien et les investissements sur le site et en 2008 par la signature d’une convention d’objectifs.

L’annonce récente d’une nouvelle réorganisation visant à rapprocher les Haras Nationaux de l’Ecole Nationale d’Equitation a été accueillie avec une grande inquiétude pour l’avenir des Haras d’Hennebont.

J’ai immédiatement demandé une audience au Ministère de l’Agriculture afin de faire valoir la volonté locale de préserver l’activité des Haras d’Hennebont.

La nouvelle organisation qui nous  été présentée prévoit la création dès 2010 de deux nouvelles entités :

  • - L’Institut National du Cheval et de l’Equitation
  • - France Haras

Les Haras d’Hennebont doivent être intégrés à cette dernière structure qui prendra la forme d’un Groupement d’Intérêts Publics (GIP) associant l’Etat, les collectivités locales, les associations professionnelles et les associations d’éleveurs.

L’activité du site est préservée et confortée notamment dans sa partie services aux éleveurs et les emplois seraient maintenus.

Bien entendu, je me réjouis de cette annonce, car la menace était bien réelle, néanmoins je reste vigilant. La durée de vie du GIP est de 5 ans qui peuvent être renouvelables. L’Etat tiendra-t-il ses engagements ? Pour ma part, je suis particulièrement attaché à la mission de service public remplie par les Haras  d’Hennebont notamment en ce qui concerne l’étalonnage qui contribue aussi à l’effort pour le maintien du patrimoine génétique.

Le savoir-faire développé sur le site et les efforts financiers conjugués des collectivités doivent être reconnus durablement.

Pour une pêche responsable et durable au Pays de Lorient

15 octobre 2009

L’année 2010 est l’année mondiale de la biodiversité. D’ores et déjà, de nombreux propos, souvent contradictoires, s’expriment au sujet de l’évaluation de la ressource halieutique mondiale.

Parallèlement, l’Union Européenne se prépare à adopter début 2010 une nouvelle Politique Commune des Pêches (PCP) dont les principes, présentés par la commission, sont actuellement soumis à consultation.

Pêcher, c’est  prélever une ressource naturelle, un bien collectif. Par conséquent, se préoccuper du renouvellement de cette ressource relève du simple bon sens mais il faut éviter de tomber dans les affirmations simplistes ou trop généralistes.

C’est pourquoi, solidaire d’une filière locale qui a fait la preuve de sa volonté de promouvoir une pêche durable et responsable :

Je suis favorable au maintien d’une PCP dotée de moyens, exerçant un réel rôle protecteur du marché intérieur européen (critères qualités, gestion de la ressource, critère sociaux).

La France a largement réduit son effort de pêche, il ne faut donc pas revenir sur le principe de la stabilité relative (il ne faudrait pas pratiquer la double peine!).

L’évaluation de la ressource doit faire l’objet d’un diagnostic partagé entre scientifiques et professionnels car ces derniers disposent aussi d’informations pragmatiques recueillies selon un protocole scientifique reconnu et qui apporte un éclairage nuancé sur l’état de la ressource.

La ressource est un bien collectif. Si le principe des quotas est maintenu, ceux-ci ne doivent être ni individualisés ni transférables, faute de quoi c’est la financiarisation et/ou la concentration de l’activité qui prédomineront. Une approche pluriannuelle, permettant de faire coïncider le temps de l’expertise et le temps des décisions en matière de gestion, permettrait aux professionnels d’avoir plus de visibilité. C’est la condition indispensable pour développer une gestion rationnelle et durable de l’effort de pêche.

L’atteinte des objectifs en matière de gestion de la ressource dépend aussi largement des moyens de contrôles mis en œuvre (à ce jour 8 contrôleurs en Morbihan, 48 en Bretagne) Ce volet est à renforcer pour que chaque Etat membre soit traité à la même enseigne.

Ces propositions émanent des professionnels et des élus du Pays de Lorient qui souhaitent s’engager avec force pour faire valoir des pratiques respectueuses de la ressource, des fonds marins… et des hommes. C’est ce message que nous souhaitons faire passer à la Commission européenne car je suis convaincu que le port de pêche de Lorient a de l’avenir !

Un musée pour le 21ème siècle !

24 septembre 2009

dscf16101Notre équipe a récemment annoncé la création d’un futur musée de la Compagnie des indes sur le site de l’enclos du port. C’est un grand projet qui me tient à cœur, par sa nature comme par son implantation.

Depuis plusieurs années, l’évidence était là : sur ce site exceptionnel, berceau de la ville, enclos de la compagnie des indes, qui garde les traces d’un patrimoine historique riche, la culture avait toute sa place.

Le site de l’enclos, longtemps fermé, dont la population a été privée jusqu’il y a peu, a fait naître des désirs, des envies, des attentes. Ce site a nourri l’imagination, suscité rêve et projections des lorientais. Désirs, envies, rêves, tout le terreau de la culture était là en germe.

Cette évidence, je  sais que je la partage avec un grand nombre de lorientais venus l’exprimer, spontanément et avec enthousiasme, lors des ateliers urbains.

De l’avis de tous, le site de l’enclos est l’écrin tout désigné pour accueillir un pole culturel rayonnant bien au-delà de Lorient. Pour donner corps à ce projet, la thématique de la Compagnie des Indes s’est naturellement imposée : à l’origine de notre histoire, de la création de ce lieu ! Mais aussi parce qu’à travers l’évocation de la Compagnie des Indes, nous explorons une multitude de sujets de sociétés, nous voyageons à tous les temps, parlons à tous les publics. Notre ville a une chance extraordinaire d’être l’héritière d’une thématique aussi fascinante, à la dimension épique, tragique, mêlant aventures humaines, expéditions maritimes, rêves de conquête et exotisme….

Elle a aussi la chance d’avoir déjà bâti un musée exposant de belles collections sur le sujet et disposant de spécialistes en la matière.  En redéployant ce musée sur l’enclos du port, en lui donnant des ailes, avec l’ambition d’un musée du 21ème siècle, nous pourrons le replacer en son cœur originel tout en lui offrant un futur.

J’ambitionne pour lui un changement d’échelle, un changement d’époque, une nouvelle scénographie, des animations rassemblant un large public, qui feront de nous tous, potentiellement, des acteurs de la vie du lieu. Brocante ou antiquités chinoises,  salon de thé, restauration exotique, boutique des épices, venue d’un grand vaisseau, cours d’ikebana ou de taï-chi, origami pour les petits et les grands… chacun pourra y trouver sa part d’aventures, de rêve, et de connaissances…

Avec cet événement, nous proposons aux lorientais un nouveau rendez vous avec leur histoire à inscrire dans ce siècle. J’aimerais aussi que ce grand musée puisse témoigner de ce que Lorient est devenue : une ville d’ouverture, de solidarité et de coopération avec le monde,  avec les peuples… Une ville d’engagement pour les grandes aventures maritimes  de notre époque…L’histoire continue et nous l’écrivons quotidiennement.

Emmanuelle WILLIAMSON